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Comment ne pas perdre de point(s) en cas de constatation d’une infraction par un radar automatique ?

Publié le par Maître Xavier MORIN, Avocat permis de conduire

En matière de contrôle automatique (radars excès de vitesse et radars feux rouges) il n’est pas rarissime (bien au contraire !!) que les radars prennent les véhicules en photo, de l’arrière, et par conséquent la photographie ne permet pas d’identifier le conducteur.

Nombre de clichés sont donc inexploitables, et dans ce cas vous pouvez sans aucun risque (sinon financier) contester votre culpabilité, ce qui préservera votre titre de conduite, puisque le Parquet ne pourra pas rapporter la preuve (qui pèse sur lui) que vous étiez le conducteur au moment des faits.

Il est donc primordial se savoir si votre véhicule a été flashé par l’arrière, ce dont vous pourrez vous en assurer soit en consultant certains sites internet, soit en sollicitant le cliché photographique, précision étant ici rapportée que le cliché peut très bien vous parvenir après l’expiration du délai de 45 jours dont vous disposez pour contester l’avis de contravention.

Modèle de lettre pour solliciter la communication d'un cliché pris par un radar automatique

Si le cliché n’est pas en votre possession à cette date, sachez qu’il vous sera évidemment possible de contester l’avis d’amende forfaitaire majorée qui vous sera adressé, et vous aurez pour cela un nouveau délai, de 30 jours cette fois-ci (mais la consignation que vous devrez effectuer sera alors d’un montant supérieur).

Etant touché en qualité de titulaire de la carte grise, vous pourrez contester cette verbalisation en soulignant simplement que vous n’avez pas souvenir d’être l’auteur, ou que vous n’êtes pas l’auteur des faits.

Une fois cette contestation régularisée selon le formalise exigé, vous serez appelé à vous expliquer de ces questions devant les services de police ou de gendarmerie et/ou devant la Juridiction de Proximité.

Lorsque vous serez cité devant la Juridiction vous pourrez alors à nouveau confirmer, étant entendu que le Parquet ne rapportera pas la preuve de l’identité du conducteur, que vous n’êtes pas l’auteur des faits, qu’en en toute bonne foi vous ignorez l’identité du conducteur (vous n’êtes pas contraint de désigner nommément une personne) et le Tribunal ne pourra alors entrer en voie de condamnation contre vous que sur un plan civil (en tant que titulaire de la carte grise) et non sur un plan pénal (en tant qu’auteur de l’infraction)..

Il vous déclarera à ce titre redevable d’une simple amende sans que cette amende puisse engendrer un retrait de points.

En effet, en France et depuis déjà un certain temps, la culpabilité pénale est en rapport avec une responsabilité personnelle et vous ne pouvez, en qualité de propriétaire ou de titulaire d’une carte grise être condamné pénalement pour les faits d’autrui...

Rappelons enfin qu'en cas de non contestation d'une infraction relevée par un radar automatique, et du paiement de l'amende forfaitaire entraînant la reconnaissance de votre culpabilité en tant qu'auteur de l'infraction, vous perdrez inévitablement les points suivants :

Pour un excès de vitesse inférieur à 20 KM/H : 1 point

Pour un excès de vitesse égal ou supérieur à 20 KM/H et inférieur à 30 KM/H : 2 points

Pour un excès de vitesse égal ou supérieur à 30 KM/H et inférieur à 40 KM/H : 3 points

Pour un excès de vitesse égal ou supérieur à 40 KM/H et inférieur à 50 KM/H : 4 points

Pour un excès de vitesse égal ou supérieur à 50 KM/H : 6 points (c'est à dire la totalité des points pour un permis probatoire)

Il en sera de même (- 6 points) en cas de récidive d’excès de vitesse supérieur ou égal à 50 KM/H.

Pour un feu rouge : 4 points.

Votre permis risque donc (en tout cas pour les retraits les plus importants) d'être fortement fragilisé, voire invalidé de ce chef)

Réclamer ou désigner un autre conducteur ?

Sachez que si vous désignez un autre conducteur, il conviendra de ne régler aucune somme (ni à titre de paiement ni à titre de consignation), et de mentionner sur le requête de formulaire ex exonération, son état civil complet ainsi que les mentions relatives à son permis de conduire.

Celui-ci recevra alors à son tour, à son adresse et à son nom, un avis de contravention, qu'il pourra à son tour régler (il perdra alors inévitablement les points), ou contester (mais dans ce cas là sa non culpabilité sera plus difficile à établir).

Le conducteur désigné, dans la plupart des cas, perdra les points attachés à l'infraction (et verra son permis de conduire fragilisé de ce fait), et en tout état de cause, devra régler une amende.

En cas de verbalisation par un radar automatique constaté par un flash arrière, si personne ne veut se voir retirer de points, il vous est donc fort conseillé de réclamer "à la source" et de contester votre culpabilité (pénale) en disant que vous n'êtes pas l'auteur des faits qui vous sont reprochés.

Si le flash est un flash "avant" mais que la photo n'est pas exploitable (ceci peut bien sûr évidemment être le cas, les photos étant souvent de fort mauvaise qualité), le conseil sera le même.

Mon Cabinet est naturellement à votre disposition pour vous fournir tout renseignement utile à ce sujet.

Maître Xavier MORIN, Docteur en Droit.

N'hésitez pas à me contacter au :

01 40 72 63 41 

ce premier entretien est sans engagement

Xavier MORIN, Docteur en Droit, Avocat en droit routier depuis plus de 23 ans

 
 
Avocat au Barreau de Paris
6 Rue René Bazin - 75016 PARIS
Intervention sur toute la France
 

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AVOCYCLES : Favoriser la pratique du vélo dans l'exercice professionnel de l'avocat

Publié le par Maître Xavier MORIN, Avocat permis de conduire

La pratique professionnelle de l'avocat n'est pas dénuée de poésie, surtout, me semble-t-il, lorsque cet avocat est "plaidant".

La ville étouffe la liberté d'aller et venir, à qui la contrarie et la violente, et, l'avocat, ce libéral né, ne peut que chercher à se déplacer comme il plaide, en toute indépendance et au plus près des réalités humaines.

Après plus de 23 ans à courir les tribunaux, après plus de 26 ans à courir la capitale, force est de constater que le vélo peut sauver l'exercice de notre profession, en sauvant son âme.

AVOCYCLES est né de cette idée simple : un métier, le vélo.

Les statistiques pullulent sur les bienfaits psychiques, physiques, (Rendez-vous sur http://www.sante.gouv.fr/activite-physique-et-sante.html et http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-Plan-national-Velo) des trajets à vélo pour se rendre au travail, et en revenir... pour notre profession, il est possible de devenir plus qu'un homme de trajet, un "coursier", voir, un aventurier !

Le plan national vélo de janvier 2012, établi par le groupe de travail pour le développement de l'usage du vélo (sous la présidence de M. le député P. GOUJON), remis à M. le Ministre chargé des transports T. MARIANI, mérite vraiment d'être lu car il réjouit par son heureux niveau de conscience .

(http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNV15022012.pdf).

Le vélo fait redécouvrir la liberté, les beautés de la ville, la poésie du corps et de l'âme vivants au rythme (plus ou moins) sage de votre corps.

Le présent blog souhaite donner en partage, à notre profession, et aux autres, le désir des choses vraies et de l'effort brut qui change toute perspective. Inutile de vous dire qu'un travail important est à réaliser et que notre noble profession est sinistrée, comme tant d'autres.

Lorsque devant le Palais nous pourrons compter autant de vélo que devant, par exemple, la bibliothèque de... l'université d'Heidelberg! les fruits du partage auront fait racine et plus encore.

Maître Xavier MORIN, Docteur en Droit, Avocat au Barreau de Paris, avocat permis de conduire depuis plus de 23 ans.

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Article paru dans Infonormandie.com

Publié le par Maître Xavier MORIN, Avocat permis de conduire

Permis de conduire : "Le droit d’appel est mort ! Vive le permis à points !"

Publié le Jeudi 19 Septembre 2013 à 18:27 | Actualisé le Vendredi 20 Septembre 2013 - 15:32

Xavier Morin, avocat au barreau de Paris et défenseur du permis de conduire, estime que la suppression du droit d'appel en cas de contentieux "est une véritable chance pour les automobilistes". Il explique pourquoi dans une tribune à Infonormandie.com.

Hourra ! Plus de droit d’appel pour le contentieux du permis à points.

La suppression du droit d'appel concernant les procédures administratives est une véritable chance pour les automobilistes ! Maître Xavier MORIN, Avocat au Barreau de Paris, explique pourquoi.

Un décret du mois du 13 aout 2013 lance la procédure " ça passe ou ça casse ", ou recours " one-shot " à la française…

Le Décret n° 2013-730 du 13 août 2013 portant modification du code de justice administrative (partie réglementaire) en modifiant l’article R811-1, supprime le droit d’appel " Sur les litiges relatifs au permis de conduire ".

Certains affirment que les avocats pleurent la mort d’une garantie parce qu’ils ne pourront plus tirer profit de l’exercice de cette voie de recours.

Il n’en est rien.

Premièrement, la voie d’appel est, en général, très rarement utilisée.

Il convient de souligner que les avocats au conseil d’Etat et à la Cour de cassation conservent le pouvoir d’exercer un recours et peuvent penser profiter de cette nouvelle donne.

Les tribunaux administratifs ont une variabilité jurisprudentielle favorable aux justiciables alors que les Cour d’appel font généralement œuvre d’ordre en ramenant les brebis égarées dans le pré jurisprudentiel du Conseil d’Etat, où les droits des conducteurs ne sont pas bien considérés au gré d’arrêts très défavorables.

Le plus grand perdant sera le Ministère de l’intérieur qui use de plus en plus de la voie d’appel pour contester les décisions favorables au conducteur rendues par les tribunaux administratifs.

Le droit d’appel n’est ni une garantie effective, ni indispensable, et la Cour européenne des droits de l’homme l’a sans cesse affirmé. Dormez tranquille, vos droits imprescriptibles ne sont pas violés.

Chaque automobiliste préférera un Tribunal qui l’écoute à une Cour d’appel qui réforme pour suivre les (défavorables) jurisprudences du Conseil d’Etat…

De plus et enfin, la réduction des possibilités d’action enferme la procédure du permis à points dans une logique qui le fait tendre à sa fin. Ce sont les garanties offertes par les voies de recours qui conditionne la régularité du permis à points. Moins de recours, moins de légitimité…

Mais avant sa fin, comme tous les monstres blessés, il fera de plus en plus de victimes.

Le droit d’appel est mort ! Vive le permis à points !

Maître Xavier MORIN, Docteur en Droit, Avocat au Barreau de Paris, avocat permis de conduire, pratiquant le droit de circulation routière depuis plus de 23 ans.

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LE PETIT MORIN DE LA ROUTE

Publié le par Maître Xavier MORIN, Avocat permis de conduire

 

Introduction au Petit Morin de la Route :

Force est de constater que « le monde se divise en deux catégories de personnes à l’égard des automobilistes » :

- Ceux qui soi-disant cherchent à les protéger en augmentant la charge de la règlementation et en les empêchant de circuler en rond,

- Et ceux qui semblent les protéger en les conseillant contre les premiers.

L’objet du Petit Morin de la Route est d’aider véritablement l’automobiliste en lui donnant des bases indispensables à l’exercice de son activité.

En effet, les conseils fournis aux automobilistes oublient la plupart du temps d’attirer l’attention du conducteur et du contrevenant potentiel sur les prescriptions du Code de la Route.

Il est indispensable premièrement de connaître les attentes exactes du codificateur, et de comprendre ce que la législation attend de vous.

Le Petit Morin de la Route ne veut pas vous tendre un piège en vous faisant miroiter des recettes miracles.

Il souhaite attirer votre attention sur le « sens caché » de la codification en matière de circulation routière pour que vous soyez à même de ne pas vous faire verbaliser.

Il est de l’intérêt bien compris, même d’un Avocat, de ne pas voir ses concitoyens tomber dans les pièges du Code de la Route.

A titre d’exemple, si vous n’avez pas une idée précise (que les agents n’ont pas toujours d’ailleurs), de la manière dont le Code de la Route prévoit que l’on respecte un « STOP » ou un « FEU ROUGE », ou qu’on y contrevient, vous risquez nécessairement d’être verbalisé.

Le Petit Morin de la Route est là pour vous indiquer le sens secret et les attentes, parfois inattendues, de l’Administration et des Parlements qui ont instauré la réglementation qui vous, nous, est applicable.

Mon Cabinet est naturellement à votre disposition pour vous fournir tout renseignement .

Maître Xavier MORIN, Docteur en Droit.

N'hésitez pas à me contacter au :

01 40 72 63 41 

cette première consultation est sans engagement

Maître Xavier MORIN, Docteur en Droit,

Avocat en matière de circulation routière et de permis de conduire depuis plus de 23 ans

 

 

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